DUMONT Ingrid

Doctorant

Doctorante en droit privé

Contact : ingrid.dumont@univ-smb.fr

Spécialités : Droit des contrats, Droit du numérique, Intelligence artificielle, Sécurité numérique

Langues : Français, anglais

Directeurs de thèse : Motahareh BOLLON et Guillaume KESSLER

Biographie :

Titulaire d’une maîtrise en droit social (Université Jean Moulin Lyon III) et d’un troisième cycle en management et gestion des ressources humaines (ESDES – Université Catholique de Lyon), Ingrid Dumont a d’abord exercé des responsabilités RH dans le secteur de la santé, dans un contexte de transformation numérique des activités médicales. Ces expériences l’ont conduite à interroger, sous l’angle juridique, les effets de la numérisation sur la protection des données et l’accompagnement des publics vulnérables.

Son approche originale de juriste se distingue des approches techno-centrées traditionnelles faisant de l’utilisateur final le maillon faible et le responsable de la faille. À partir de 2016, elle développe une expertise en sécurité numérique et intervient régulièrement lors de conférences en France et au Canada. En 2021, elle crée et dirige le programme scientifique DRIFT-FH (Digitalisation, Risques – Incertitudes et Fragilités associées aux Technologies liées aux Facteurs Humains), consacré à l’analyse des vulnérabilités humaines en cybersécurité et sélectionné pour financement par l’Agence nationale de la recherche (ANR21-CE39-0015).

Cette dynamique de recherche, soutenue par le laboratoire Heudiasyc (UMR CNRS 7253), a structuré son entrée en doctorat. Elle prépare actuellement une thèse en droit des contrats, sous la direction de Motahareh Bollon et Guillaume Kessler, intitulée « Le raisonnable : essai de redéfinition à l’ère de la société algorithmique ». À la croisée du droit, des sciences cognitives et des sciences du numérique (mathématiques, informatique), ses travaux portent sur la contractualisation des systèmes d’intelligence artificielle et sur l’articulation des responsabilités dans une société algorithmique, afin de contribuer à une conception et à des usages responsables, raisonnés et raisonnables de l’IA.

Titulaire d’une maîtrise en droit social de l’Université Jean Moulin Lyon III, Ingrid Dumont a réalisé un 3ecycle en Management et Gestion des Ressources Humaines à l’ESDES (Université Catholique de Lyon). A l’issue de ses études, elle a exercé des fonctions de responsables RH et DRH dans le secteur de la santé ; où elle a toujours mis l’humain au cœur de ses décisions. Ces expériences ont été aussi l’occasion de participer à la numérisation des activités médicales. L’essor des objets connectés et des nouvelles technologies ont interpellé cette juriste sur la protection des données et des personnes vulnérables.

Elle se lance dans l’entreprenariat en 2016 pour sécuriser les solutions numériques. Reconnue dans son expertise en sécurité numérique, elle a été invitée à plusieurs reprises à intervenir lors de conférences au Canada et en France. Convaincue que l’humain n’est pas le maillon faible de la cybersécurité, en 2021, elle monte et dirige le programme scientifique DRIFT-FH (Digitalisation, Risques – Incertitudes et Fragilités associées aux Technologies liées aux Facteurs Humains) visant à réduire les vulnérabilités humaines en cybersécurité, qui sera sélectionné et financé par l’Agence Nationale de Recherche (ANR). Cette entrée dans le monde de la recherche scientifique et le soutien du laboratoire Heudiasyc (Heuristique et Diagnostic des Systèmes Complexes, UMR-CNRS 7253) l’encouragent a postulé pour un doctorat en droit des contrats.

Sous la direction de Motahareh BOLLON, Maître de conférences, elle prépare une thèse intitulée « Le raisonnable, Essai de redéfinition à l’ère de la société algorithmique ». Ce sujet associant le juridique, les sciences cognitives, les mathématiques et l’informatique met en lumière les liens entre le droit et l’évolution d’une société. Ses travaux s’appuient sur son expérience de conseiller juridique auprès de décideurs. Ils sont orientés sur la contractualisation des systèmes d’intelligence artificielle et permettent d’approfondir les problématiques associées au partage des responsabilités dans une société algorithmique pour une conception et des usages responsables, raisonnés et raisonnables des intelligences artificielles.